L’agriculture biologique, une réponse aux défis alimentaires

Les cultures de la régie agricole fournissent 80% des besoins en légume de la restauration collective : 150000 repas par an.

Les cultures de la régie agricole fournissent 80% des besoins en légumes de la restauration collective : pas moins de 150000 repas bio par an.

Peut-on nourrir la population de la planète en bio ? Les sceptiques pensent l’objectif hors d’atteinte. Les scientifiques sont partagés. En 2007, le programme des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est sérieusement penché sur le sujet et affirme que « les documents et les expériences concrètes montrent que l’agriculture biologique a le potentiel de nourrir la planète si certaines conditions sont réunies ». C’est sûr, si on considère les seuls régimes alimentaires occidentaux contemporains comme voie d’avenir alimentaire, alors que 70% des cultures végétales mondiales sont destinées à nourrir le bétail pendant que la consommation de viande atteint des sommets, il sera difficile de parvenir rapidement à un équilibre. En revanche, si les sociétés se mettent en mouvement pour revenir à des modes alimentaires plus raisonnables et, surtout, plus en phase avec les vrais besoins nutritionnels de l’homme, alors les pistes d’actions possibles deviennent évidentes. Mouans-Sartoux a bien intégré ces enjeux et s’emploie, depuis des années, à envisager localement des solutions qui lui permettent d’assurer sereinement son avenir alimentaire. En protégeant l’environnement, en soutenant l’installation de producteurs bio y compris financièrement, en établissant un Agenda 21 volontariste… et en créant une régie agricole bio en 2010 qui assure dès à présent 80% des besoins en légumes et bientôt une partie des fruits de la restauration collective forte de quelque 150000 repas  par an.

La culture biologique n’est au fond pas si compliquée. Lorsque le sol est bien nourri par des amendements naturels, que le principe des rotations culturales est respecté et que l’on s’accorde à dire que certaines productions peuvent ne pas être au rendez-vous en cas de maladies ou de présence de ravageurs, le bio réserve plein de promesses, en terme de goût, d’intérêt pour la santé publique et de préservation des ressources naturelles. L’apprentissage du cycle des saisons est capital et faire comprendre aux enfants que les fraises apparaissent à partir de mai sous nos latitudes, les haricots verts aussi et que les choux préfèrent l’hiver pour arriver à maturité, devient un enjeu éducatif qui concerne la société dans son ensemble. Il en va de vieux réflexes culturels à abandonner et d’autres, nouveaux,  à acquérir. À condition de le vouloir et de porter politiquement le projet d’une agriculture durable, saine et juste.

Envoyer un commentaire

  

  

  

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>